Marie-Paule CARPENTIER (1876-1915)
Les Pins

Dessin aquarellé sur papier
54,5×30 cm à vue / 61×37 cm encadré
Signée en bas à gauche « MARIE-PAULE CARPENTIER »

1 300 

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Peintre, aquarelliste et pastelliste, Marie-Paule Carpentier débute sa carrière artistique au Salon en 1894 en se présentant dans le livret comme élève de sa sœur aînée, Madeleine. Elle ajoute par la suite pour professeurs deux peintres renommés : Luc-Olivier Merson et Raphaël Collin.

Artiste prolifique, elle expose avec la Société des artistes français, la Société nationale des beaux-arts, les Indépendants, le Salon d’Automne, les Aquarellistes… Sa production se concentre principalement sur le paysage, bien qu’elle aborde aussi, de manière plus ponctuelle, le nu féminin. Elle puise son inspiration au château de Versailles, en Bretagne, en Alsace ou à Arcachon, mais expose également des vues non situées, dont de nombreuses études d’arbres.

« Éprise des forêts et des parcs, Marie-Paule Carpentier a étudié l’arbre comme un portraitiste, digne de ce nom, étudie un visage » écrit d’ailleurs Édouard Sarradin dans la préface du catalogue de son exposition posthume à la galerie Georges Petit[1].

Le dessin aquarellé présenté est typique de sa manière de travailler, avec l’emploi du crayon noir pour définir les formes, suivi d’une mise en couleur à l’aquarelle. Le choix du cadrage, avec les deux pins partiellement tronqués au premier plan, et le format en kakemono témoignent de l’influence du japonisme pour cette composition rendant hommage à la nature.

[1] Edouard Sarradin, « Notes d’art. L’exposition Marie-Paule Carpentier », Journal des débats politiques et littéraires, 31 janvier 1917, p. 2.